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Back on track!!!
Mais bon il s'en est fallu de peu, les occasions n'ayant pas manque comme vous allez pouvoir le constater...
Tout commencait pourtant a merveille avec, apres un depart retarde de quelques jours de Lhassa ("pour des raisons (...)" comme dirait la SNCF), la fleur au bout du fusil, un debut de parcours agreable ou doucettement nous decidons finalement de prendre le chemin des ecoliers (la piste verte - cf. article precedent). Grave erreur!!! Pourtant on se croyait plus malins que la moyenne des tibeto-cyclos, et on se disait qu'il serait tres interessant de pouvoir faire coup double en chuintant a la fois Bayi, une ville chinoise reputee zone noire a eviter absolument, la ou la police (Public Security Bureau, plus communement designee par le sympathique acronyme PSB) a la reputation de faire preuve d'un zele imbecile (et bien sur interesse) envers les pauvres pitits cyclos egares (sorry, no understand... euh my passport? merde ils parlent anglais ces cons!) mais aussi en penetrant hors des sentiers battus a la rencontre de nos "amis" les tibetains. Eh ben patatra, apres une longue mais douce ascension de 300km, on arrive a un col perche a 5300m d'altitude, tels des batonnets captain igloo scotches sur nos velos. Et la, mes bras (congeles qui n'attendaient que ca) m'en tombent! Nous sommes arrives en realite sur une zone miniere qui marque la fin de la route. Je n'en crois pas mes oreilles (congelees elles aussi) et telle une Blanche Neige au milieu de ses nains, j'abandonne Charlotte en compagnie des mineurs (dont j'espere que l'ostracisme des lieux aura su calmer les ardeurs des pauvres diables les plus en proie a l'absence de chaleur humaine...) l'espace d'un instant pour verifier de mes propres yeux la veracite de leurs dires. Dont acte, seule la marque traditionelle tibetaine signale vaguement la presence du col (et accessoirement la fin de la piste). Nous decidons alors de faire demi-tour. L'enfer etant pave de bonnes intentions, nous nous disons egalement que, apres tout, a seulement 40km a vol d'oiseau de l'axe principale (route rouge cf. article precedent), il serait bete de descende sur 200km puis remonter un col sur 200 supplementaires, tout ca pour arriver au meme point, nan?
Bon, pour ceux qui me suivent encore, nous suivons une piste (non localisee sur la carte, mais bon comme de toute facon elle est erronee...) qui nous mene a un col a 5400m que nous franchissons, tels deux cretins de touques s'aventurant en pays Mordor, avec l'espoir insense de retrouver une piste jumelle dans cette nouvelle vallee. Un enchainement fatal de decisions absurdes nous conduisent a entammer plus de 4 tres longues journees au cours desquelles nous chercherons desesperement cette piste que jamais nous ne trouverons (sans croiser pour autant d'ET...) en ne progressant en tout et pour tout que de 30 malheureux km... Seuls et lourdement equipes dans un univers hostile, sans aucune information fiable sur le terrain des operations... ma parole, c'est le Vietnam!!!
La joie est immense et sans retenue lorsque nous sortons de ce bourbier sans fin et que nous rejoignons la route principale. Du coup, les epreuves qui nous attendront par la suite nous paraitront bien peu de chose (du moins psychologiquement) en comparaison avec ces quelques jours d'errance ulyssienne. Les paysages qui defilent sont par ailleurs superbes, mais les embuches restent nombreuses: le jeu de cache-cache avec le PSB (nous etablissons sur la base des infos (souvent contradictoires) glannees a Lhassa et avec les quelques cyclos croises en sens inverse sur le chemin les quelques checkposts a eviter de jour tout en sachant que, comme tout en Chine, il n'y a pas de regle vraiment etablie. C'est finalement un peu comme jouer a la roulette russe sans connaitre precisemment le nombre de cartouches dans le barillet! Bref, on met au placard notre logique cartesienne et on tache d'eviter autant que possible de moisir dans les villes chinoises traversees), les cols se succedant sur des pistes defoncees, les chiens (en liberte ca va de soi...) qui nous attendent patiemment aux checkposts pendant les passages de nuit (les molosses aux trousses, c'est une poussee d'adrenaline garantie!!!), les temperatures polaires glaciales au reveil (tiens il neige dans la tente!), les precipices au fond desquels on oberve, inquiets, les carcasses des vehicules trop presses, les glissements de terrain (aie! il grele Charlotte mais pourtant le ciel est clair? mais non, c'est tout a fait normal, c'est les caillasses qui commencent a nous tomber dessus!), etc...
A present, repos bien merite! Nous nous trouvons a Shangri La (Zhongdian) au Yunnan, toujours cernes par les montagnes, qu'on a bien hate de quitter il faut bien le dire... Le confort de notre guest house basique et la nourriture nous feraient presque oublier les quelques moments difficiles vecus ces dernieres semaines, que d'ailleurs nous nous racontons avec excitation entre derniers cyclos arrives juste avant le debut de l'hiver (les derniers cols franchis sont dorenavant couverts de neige) et qui, comme nous, se reposent apres leur long periple. Chacun a sa petite anecdote et nous apprenons avec soulagement qu'il est arrive une mesaventure un peu similaire a la notre sur la fin de l'itineraire bis (route verte) que nous comptions prendre initialement... Ce couple de hollandais aura ete cependant plus intelligent que nous en decidant de faire completement demi-tour pour rejoindre l'axe principal.
Pour revenir a des notes plus gaies, et surtout pour recompenser la fidelite des commentateurs de ce blog, nous avons decide d'organiser un jeu-concours qui mobilisera j'en suis sur toute votre vivacite intellectuelle. Un total de onze questions (notees Q1 a Q11) sont disseminees a travers les nouvelles photos que vous trouverez dans Album Photos/Chine et Tibet(2). Le premier prix consiste en un paquet de friandises a la viande de Yakh (non entame!) qui vous sera livre en main propre debut 2008 par notre charmante assistante Miss Etou!!! Des lots de consolation sont egalement a l'etude... A vos claviers donc et que le meilleur gagne!!!
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en italie, ils lui ont volé la connection...
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