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Dans l'article précédent j'évoquais les préparatifs d'ordre matériel. Mais au-delà de ça, un aspect qui me semble fondamental avant d'entreprendre ce voyage est de se préparer sur le plan culturel. Alors, qu'est ce à dire? Ce que nous recherchons avant tout, c'est l'enrichissement personnel au contact d'autrui et d'autres cultures. Or, le préalable indispensable me semble t'il, c'est de pouvoir communiquer! Ainsi, dans l'espace de temps réduit qu'il reste avant le départ, l'objectif est de se familiariser avec la langue chinoise et mongole, ce qui en quelques semaines se réduit à l'acquisition des rudiments du langage.
En parallèle, nous glanons toute sorte d'information culturelle relative aux régions traversées, portant sur les traditions, les modes de vie, l’histoire, les religions, les enjeux (géo)politiques, etc... de manière à arriver "préparés" en tachant tout de même de rester le plus ouvert possible... En effet, c'est je crois la condition indispensable pour comprendre les réactions des gens, leurs vies au quotidien, l'organisation des sociétés rencontrées, etc... Pourquoi les mongols, peuple de nomades, se concentrent de plus en plus dans la capitale (à l'instar de nombreux autres peuples mais apparemment pour des raisons qui leurs sont propres)? Que représente le nouveau train reliant Beijing à Lassah ? un réel progrès ou bien une manière d'entériner l'occupation chinoise de la région "autonome" du Tibet (bon là, je penche quand même bien pour la deuxième option )? Quel est l'état actuel de cette occupation? Comment les tibétains cohabitent avec la récente sinisation (visiblement pas vraiment par l'élite chinoise...) de la région? La région du Yunnan a-t-elle su rester préservée de l'industrialisation à marche forcée de la Chine et conserver son riche patrimoine naturel et culturel? Le Laos et le Cambodge, deux pays enfin en paix? Quelle est l'influence du grand voisin chinois au Laos? On parle beaucoup du réveil du Cambodge, un leurre? etc...
Nous nous plaçons à une échelle de temps et d'espace volontairement restreinte pour observer ces pays et leurs habitants (d'où le choix du vélo comme mode de transport!), avec qui, j'espère, nous pourrons échanger au maximum. Et oui, notre projet, ce n'est pas "Péking Express" comme on peut l'entendre parfois autour de nous mais plutôt, si on devait rester sur une comparaison d'ordre télévisuel, une sorte de "J'irai dormir chez vous" prolongée!
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