L'Asie du Nord au Sud sur nos vélos
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Notre projet consiste à parcourir en six mois l'Asie du nord au sud à vélo, en partant à la rencontre de peuples aux cultures très différentes de la nôtre. Ce périple nous entrainera des terres mongoles jusqu'aux confins de l'Indochine, avec un passage par les plateaux tibétains... un voyage de plus de six mois à suivre aussi régulièrement que possible sur notre blog.

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Homeward bound
(publié le 20/1/2008)

Est ce que je vous ai demande si votre grand-mere faisait du velo? Non, mais si c'etait le cas, vous pourriez a present lui dire: "Ma chere mamie, si tu veux voir du pays sur ton velo, la Thailande et la Malaisie, c'est fingers in the nose!". Je vous conseille toutefois de la mettre en garde contre les temperatures caniculaires, les serpents qui jonchent la route et les armees de pick-up qui vous taillent volontiers un short. En meme temps, equipee d'une bombe vapo Vichy et d'un suceur a venin, c'est du nougat! Vous pourriez aussi lui dire que les gens sont dans l'ensemble plutot sympathiques, bigares et toujours pret a vous depaner d'un gateau de riz ou a vous donner quelques nouvelles de notre Zizou national (a ce propos, un motard me racontait hier sur la route entre un pick-up et un 33 tonnes (...) que son retour sur le terrain etait annonce comme imminent... ya bon?)! Attention cependant aux hordes de touristes qui pullulent dans cette super-usine a gogos qu'est la Thailande. On peut les eviter, ceci requiert neanmoins une attention de tout instant mais tellement gratifiante si l'on veut conserver un minimum de dignite humaine...

Decollage demain de Singapoure direction Planete France. Un acheminement vers l'aeroport qui se fera sans doute a bord d'un minivan... je sais, ca fait sans doute petits bras mais la traversee de l'ile ce matin a 7h, alors que nous sommes dimanche, nous laisse tout a penser que l'esperance de vie du cyclo lambda dans cette charmante bourgade un soir de semaine ne doit guere exceder quelques coups de pedales!

Alors sinon, oui, c'est vrai que ce n'est pas facile d'arreter ce beau voyage riche en emotions avec devant nous des pays comme la Syrie, l'Iran, le Chili, etc.. qui nous tendent les bras. Mais malgre tout, nous sommes tres excites a l'idee du retour, et en premier lieu par les retrouvailles avec nos familles respectives qui nous ont enormement manque pendant tout ce periple. Ensuite, les projets s'accumulent les uns apres les autres par brouettes entieres et qui sont assez peu consciliables avec une vie de nomade a velo (quoi que...). Enfin, on ne vous cache pas que nous apprecions de retrouver les petites choses du quotidien dont on a ete privees tout ce temps: le confort d'un chez soi avec un toit en dur, la securite d'un Etat de droit avec des regles communes, la nourriture (pele-mele: la bonne raclette familiale, les vol-au-vents de ma grand-mere, les crepes du Rex, etc...), une vie culturelle abondante et accessible, les aperos avec les copains, etc...

C'est vraissemblablement aussi le dernier article de ce blog et je compte sur vous pour l'enrichir de vos commentaires qui ont au passage contribue a ce qu'il ne devienne pas une nieme self-mise en scene genre seance diapo barbante version 2.0! A ce propos, de nouvelles photos dans les dossiers Thailande et Malaisie/Singapoure sont disponibles.

Enfin, pour ceux (et en particulier les cyclos) qui recherchent des informations pratiques, je ne peux que les inviter a se rendre sur notre site qui devrait etre mis a jour prochainement par ma e-bricole-girl preferee et moi-meme.

A bientot pour beaucoup d'entre vous!



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An other day in paradise
(publié le 16/12/2007)

Bon on en voulait et on en a eu a foison. De quoi? Ben de l'Aventure (oui Mossieur avec un grand A!) en fleurtant il faut bien le confesser avec un brin d'aventurisme (petit le a j'vous dis...). Mais bon nous voila rassasier et pres a entamer la douce descente vers Singapoure le long des eaux turquoises de la mer d'Adaman et de la mer de Chine.

On quittait pourtant le Laos vraiment tout tranquillement, l'air de rien, en profitant des derniers moments a cotoyer le Mekong, qu'on avait connu tout pitit dans son lit au Tibet et qui est maintenant devenu un grand bonhome (et oui, je me mets a l'unisson de mes cheres commentatrices!). La visite des 4000 iles (enfin pour notre part d'une seule ou on s'est applique a ne surtout rien faire du tout....) nous a toutefois decide a sortir des sentiers battus car le Laos, apres ses petits camarades de l'Asie du Sud Est a connu egalement une explosion des backpackers-on-a-shoestring, genre patchoulis-pataugas-le Guide du Routard dans la poche. On sature un peu et du coup, on part rouler a l'ombre! Enfin c'est vite dit car le soleil est mordant et nous scotche litteralement a la chaussee, tout comme d'ailleurs les douaniers verreux cambodgiens qui sequestrent nos passeports parce qu'on refuse de payer la "special administration fee". Finalement, on trouve un compromis (...) et s'en suit une traversee de plusieurs dizaines de km dans un quasi no-man's land jusque Strung Treng, ville bordant le Mekong.

Sur la carte, on a repere une petite route partant plein ouest en direction des temples d'Angkor, certainement de mauvaise qualite et avec aucun veritable spot touristique facilement accessible sur la route... c'est parfait! En glanant au prealabre quelques infos aupres du patron de notre guesthouse, on se rend tout de suite compte de la difficulte de notre nouvelle mission! Tout y passe: zones infestees par la malaria (il parait que c'est le "pic" (hum) de la saison des moustiques), les serpents pres a nous sauter a la gorge, les mechants brigands, les sables mouvants et bien evidemment les mines, ce qui, je vous l'avoue, nous refroidit considerablement! Pour enfoncer le clou, il lance d'un coup de tete en direction de Charlotte un "Anyway, she will never make it!" (traduction: "D'toute facon, c'est couru d'avance, la ptite, elle y arrivera zamais, et pis z'est tout!"). Mais ce pauvre fou se rend-il seulement compte qu'il vient tout juste de nous donner son blanc-seing pour le depart? Nous traversons donc a l'aube le Mekong en compagnie des poules, des cochons et des motos, avec, semble-t-il, la volonte du pilote d'etreiner le principe d'Archimede... Sur les premiers kms, nous nous gaussons des mise-en-gardes du keke d'en face, la piste etant certes de mauvaise qualite mais largement pratiquable pour des cyclos aussi chevrones que nous (hum-bis). Bon, on dechantera toutefois relativement rapidement en passant les 48heures suivantes sur des chemins sableux et surchauffes, dignes des plus sombres heures du Gobi! Mais bon, c'est comme tout, on oublie vite les galeres et on conserve les bons souvenirs et dans le cas present, durant notre traversee du Cambodge d'est en ouest, on a en particulier apprecie la culture khmer, et surtout le contact aupres d'une population en general respectueuse et assez interessante, d'autant plus qu'un nombre significatif (ce qui reste relatif...) de khmers parle anglais. Ce qui a d'ailleurs ete bien utile car, seulement 30km avant d'arriver a Siem Reap et de rejoindre la civilisation, a l'article de la mort, Charlotte me traine dans un hopital d'un bled poussierreux car je rassemble tous les symptomes de la malaria, avec notamment une fievre assez alarmante. Je m'en tire au final avec quelques jours a delirer sous une moustiquaire... mais en compagnie d'une jolie nurse aux petits soins! 

 

Apres une visite marathon des temples d'Angkor, hyper impressionnants au demeurant, c'est finalement en bus que nous nous rendons a Bangkok, ville bouillonante et assez bluffante. En effet, la route entre Siem Reap et la frontiere thai est dans un etat desastreux avec beaucoup de traffic et cote thailandais, elle est de meilleure qualite mais vraiment peu interessante. Mais ca ne sera evidemment pas sans encombre car on ne veut pas de nos velos dans les bus cambodgiens et on doit alors embarquer sur les 150 deniers kms cambodgiens a bord d'un pick-up, qui n'a rien a envier au pires taxi brousses africains. Au total, 8heures pour arriver cote thailandais! On se rend notamment compte en arrivant au point de largage cote cambodgien que la roue arriere de Charlotte est completement voilee (pliee serait d'ailleurs plus exact!), sans doute un des 100 sacs de riz embarques sur le pick-up qui lui serait tombe dessus pendant le trajet? Peu importe, on ne peut plus avancer car le velo de Charlotte devient aussi facile a deplacer qu'un sapin de noel sur lequel on aurait accrocher tous les cadeaux! Mais c'est sans compter sur notre sacree bonne etoile qui ne nous lache pas d'une semelle et deux bonhomes viennent s'enquerir de notre malheur et nous proposent de les accompagner chez le Dede-la-bricole du coin. Et que je te tape comme un sourd sur la roue avec une masse, et bim, et bam, et zim et zam... mais le resultat c'est une roue parfaitement roulante! Ouf... 

 

Depart de Bangkok dans 2-3 jours plein sud pour enfin aller barbotter avec les petits poissons aux yeux tout ronds, que Charlotte aime bien, ils sont bien gentils, et que moi j'aime bien avec du citron!

Et a tous un joyeux Noel, owh, owh owh! 

Ah oui et les superbes photos? Comme d'habitude, dans Album Photos/Sud Laos et Nord Cambodge



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Fear of the dark
(publié le 29/11/2007)

On nous a fait la remarque apres le Tibet: "Et maintenant, c'est tranquille pour vous, ca fait que descendre jusqu'au delta du Mekong!" Euh, oui, mais non! En fait c'est exagere... En realite, ces 1000 derniers kms ont essentiellemt consiste en une succession ininterrompue de montees-descentes (cf. extrait d'une topo ci-dessous) avec un thermostat qui s'est  serieusement oriente a la hausse! Apres deux mois et demi passes dans l'Empire du Milieu, nous quittions donc il y a 15 jours Jinghong, ville sur le Mekong a l'extreme sud du Yunnan, sur un mode "Speedy Gonzales" histoire d'echapper le plus vite possible au trafic chinois qui devenait de plus en plus pesant. Arrives au Laos on appreciera la nonchalance des laotiens et le trafic en nette diminution, a tel point qu'on se croirait rouler sur une jolie departementale de Haute-Vienne, c'est dire!

Au fur et a mesure de notre progression, les paysages deviennent de plus en plus impressionnants, en meme temps que le nombre de touristes devient limite suffocant... Les snobe-t-on pour autant? Nan, d'autant plus que certains se sont averes tellement interesses par le recit de nos aventures qu'ils nous ont meme invites au restaurant. Autant dire qu'on apprecie...

 

Le stop a Luang Prabang, ville classee patrimoine mondiale de l'UNESCO (enfin pour l'heure, car les inspecteurs en charge du renouvellement du label ont parait-il grince des dents en constatant la "dysneylandisation" de la ville au cours de ces dix dernieres annees...), a ete l'occasion de se reposer et de profiter de l'heritage francais, et au premier chef de sa gastronomie avec delicieux croissants et crepes au menu de ces trois jours de repos. A propos de crepe et de repos, les visites regulieres et amplement meritees des salons de massage ont ete salvateurs pour nos muscles endoloris qui ont pleinement apprecie le geste!

 

Alors, quels evenements majeurs a vous raconter en dehors de cette lonelyplaneto-cyclo-ballade? Jusqu'a peu ils se seraient resumes en la lactophilisation de Charlotte (l'idee d'accrocher une vache au velo a tout de suite ete ecartee malgre l'interet economique evident!) et sa morsure (he, chacun son tour!) par une vile sang-sue. Mais c'etait sans compter sur les ripoux locaux... Car, et cela n'aura pas echappe a la sagacite de mes chers fidels lecteurs, qui me font l'immense privilege de laisser des commentaires oh combien spirituels (slurp-slurp!), derriere la plupart des embuches qui parsement notre parcours se cachent des trublions administratifs dont le pouvoir de nuisance n'a d'egale que leur inafficacite!

Deux jours avant d'arriver a Vientiane, nous atteignons la ville de Vang Vieng, plaque tournante de la drogue laotienne ou certains touristes decerebres sont avachies du matin au soir sur des lits dans les bars a profiter pleinement du Laos devant une "space pizza" et un vieux friends diffuse sur les ecrans du bar! On en profite juste pour glaner quelques sous et des aliments pour le diner, puis en vitesse partons a la recherche d'un bivouac pour la nuit. Au moment d'aller serrer la louche au marchand de sable, toc toc badaboum! mais qui va l'a? Quatre energumenes flanques de torches et portables surpuissants jouent les fiers-a-bras devant notre tente. Pas specialement d'humeur a jouer le jeu du "compromis asiatique", je leur lance un "Watdoyouwant???" a la Chirac. Reponse: "We are police, you have to move and come to my boss office". Kesako??? Ben tiens et pourquoi pas 1 million de Kip et un mars? Bon, a la vitesse de la lumiere, on remballe la tente dans la penombre cernes par leurs lumieres, pas franchement a l'aise... Quelques coups de pedales nous amenent a une guest house dans les faux-bourgs de la ville dans la cours de laquelle on s'engouffre illico! Les flics nous emboitent le pas sur leurs motos. Nous demandons alors une chambre au patron de l'hotel a qui le Poncherelo du groupe ordonne de se tenir a l'ecart. Aie! Un dialogue de (petits negres) sourds s'instaure alors. Nous leur expliquons qu'on passera demain au poste mais que malheureusement les autorites francaises refusent a leurs ressortissants a l'etranger de se rendre dans un poste de police sans un appel prealable au consulat. OK, c'est franchement tire par les cheveux, mais c'est ce que nous trouvons de mieux sur le moment pour botter en touche! Mais les fourbes sont pugnaces! A leurs menaces (sous entendus que nous transportons de la drogue...) nous repondons par une proposition d'arrangement desesperee qui se solde par un "I am here to protect my country!". Un ange gardien, du genre de Mohamed, le syrien chasseur de faucons en Mongolie (cf. article sur nos aventures mongoles), vient alors a notre rencontre pour s'enquerir de la situation. C'est un coreen agronome qui travaille dans le coin et loge dans cette guest house. Je ne sais pas par quel miracle mais les petits soldats nous quittent aussi sec, avec toutes les politesses du monde en nous demandant toutefois de passer a l'ouverture du poste le lendemain a 9h tapante! C'est donc comme convenu (entre Charlotte et moi...), que nous etions a 9h... a 30 bornes de Vang Vieng! Nan mais...

Que va-t-on faire a present? Franchir la frontiere en douce car fiches par toutes les polices du pays? M'enfin?!? Bon, plus serieusement, on est arrive sur Vientiane beaucoup plus rapidement que prevus. Du coup, on compte pousser plus loin que ce qui etait envisage initialement. Le programme pour le moment, qu'on ne s'interdit pas de modifier selon l'humeur: sud du Laos (Pakse-4000 iles), nord du Cambodge (routes poussiereuses garanties) avec visite oblige d'Angkor puis passage eclair par Bangkok avant de biffurquer au sud vers la Malaisie puis Singapour. Mais soyez rassures, on vous donnera des news avant, a moins de croupir au fond d'une geole laotienne au milieu de la jungle?

Egalement plein de nouvelles photos dans le dossier Album Photos / Sud Yunnan et Nord Laos



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Le bruit et l'odeur
(publié le 11/11/2007)

Unbelievable! La traversee du Yunnan, qui devait au depart etre une simple promenade de sante apres nos peripeties tibetaines s'est finalement tranformee en un bourbier infame dans lequel on a enchaines les epreuves les plus redoutables. Dejouant toutes ces embuches nous sommes, par je ne sais encore quel miracle, arrives vivants (et oui comme Telemac, Temis et Nono...). Du meme coup, je ne sais pas vraiment par ou commencer... Charlotte se tirant inextremis d'un nid de cobras apres les avoir immobilises grace a l'arme ultra-sons ou bien moi traversant un torrent furieux a l'aide d'une corde fabriquee avec des boyaux de yakhs dont m'avait genereusement depanes un berger tibeto-pachtoune...? Quoi, pas credible? Hein, mythomane? Et bien oui, mais apres le Tibet et s'etre largement repus, on a eu un peu le syndrome post-mariage (desole pour les jeunes maries...), ie: "Et maintenant quoi?" et un peu en mal d'aventures...

Bon il y a quand meme eu des passages de cols bien ardus, des glissements de terrain qu'on est bien contents d'avoir evites, des chinois tout bourres qu'on est content d'avoir rencontres... la routine quoi! Je me rappelle aussi avec soulagement le soir ou, apres etre revenu de la petite affaire, moment de detente s'il en est et ou la vigilence se relache, de m'apercevoir qu'une perfide sang-sue m'avait plante ses crocs dans mon... index! A ce propos, apres avoir eu a souper la moitie des personnages de Microcosmos, on s'est pas fait pries pour retrouver illico le confort moderne d'un hotel!

Enfin en ce qui concerne notre grand jeu-concours, l'heureux gagnant, egalement tour-du-mondiste a ces heures perdues (en particulier dans les restos parisiens!) se verra donc remettre en main propre un paquet de delicieux bonbons a la viande de Yakh des notre retour. Nous apprecions d'ailleurs que nos amis domicilies dans des contrees plus exotiques (kenyans, marocains, rosbeefiens et autres limougeots) se soient abstenus!

Et la suite? Bah, trois grandes options restaient jusqu'a peu a l'ordre du jour: Vietnam, Birmanie et Laos. Pour des raisons (...), c'est bien le Laos qui a fait l'objet de notre choix et que nous sommes d'ailleurs tres impatients de decouvrir (dixit les quelques cyclos croises en sens inverse, c'est un pays de cocagne pour le cyclo lambda: paysages superbes, peu de traffic, des gens top sympas qu'on dirait des bisounours, etc...). A peine 200km nous separent de la frontiere laotienne. Une fois franchie (on espere facilement avec la poltique de visa laotienne qui change toutes les semaines!), nous envisageons pour l'instant de rouler sud-ouest vers Pakbeng, ville portuaire puis prendre un bateau le long du Mekong jusque Luang Prabang. Ensuite, direction plein sud vers Vientiane (ou Viang Chan, dont l'arrivee est prevue d'ici environ 15 jours). Alors, c'est ou donc tout ca? Fastoche, le blog s'etant recemment gadgetise, vous pouvez dornenavant acceder a une carte Google Earth en cliquant sur "Mon Itineraire" dans le menu a gauche et zoomer sur la zone qui vous interesse (en mode "Map" si vous souhaitez visualiser les routes, "Satellite" pour le relief et vous verrez que le Laos n'en manque pas!). 

(nouvelles photos dans "Album Photos / Chine et Tibet (3))



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Clandestino
(publié le 25/10/2007)

Back on track!!!

Mais bon il s'en est fallu de peu, les occasions n'ayant pas manque comme vous allez pouvoir le constater...

Tout commencait pourtant a merveille avec, apres un depart retarde de quelques jours de Lhassa ("pour des raisons (...)" comme dirait la SNCF), la fleur au bout du fusil, un debut de parcours agreable ou doucettement nous decidons finalement de prendre le chemin des ecoliers (la piste verte - cf. article precedent). Grave erreur!!! Pourtant on se croyait plus malins que la moyenne des tibeto-cyclos, et on se disait qu'il serait tres interessant de pouvoir faire coup double en chuintant a la fois Bayi, une ville chinoise reputee zone noire a eviter absolument, la ou la police (Public Security Bureau, plus communement designee par le sympathique acronyme PSB) a la reputation de faire preuve d'un zele imbecile (et bien sur interesse) envers les pauvres pitits cyclos egares (sorry, no understand... euh my passport? merde ils parlent anglais ces cons!) mais aussi en penetrant hors des sentiers battus a la rencontre de nos "amis" les tibetains.  Eh ben patatra, apres une longue mais douce ascension de 300km, on arrive a un col perche a 5300m d'altitude, tels des batonnets captain igloo scotches sur nos velos. Et la, mes bras (congeles qui n'attendaient que ca) m'en tombent! Nous sommes arrives en realite sur une zone miniere qui marque la fin de la route. Je n'en crois pas mes oreilles (congelees elles aussi) et telle une Blanche Neige au milieu de ses nains, j'abandonne Charlotte en compagnie des mineurs (dont j'espere que l'ostracisme des lieux aura su calmer les ardeurs des pauvres diables les plus en proie a l'absence de chaleur humaine...) l'espace d'un instant pour verifier de mes propres yeux la veracite de leurs dires. Dont acte, seule la marque traditionelle tibetaine signale vaguement la presence du col (et accessoirement la fin de la piste). Nous decidons alors de faire demi-tour. L'enfer etant pave de bonnes intentions, nous nous disons egalement que, apres tout, a seulement 40km a vol d'oiseau de l'axe principale (route rouge cf. article precedent), il serait bete de descende sur 200km puis remonter un col sur 200 supplementaires, tout ca pour arriver au meme point, nan?

 

Bon, pour ceux qui me suivent encore, nous suivons une piste (non localisee sur la carte, mais bon comme de toute facon elle est erronee...) qui nous mene a un col a 5400m que nous franchissons, tels deux cretins de touques s'aventurant en pays Mordor, avec l'espoir insense de retrouver une piste jumelle dans cette nouvelle vallee. Un enchainement fatal de decisions absurdes nous conduisent a entammer plus de 4 tres longues journees au cours desquelles nous chercherons desesperement cette piste que jamais nous ne trouverons (sans croiser pour autant d'ET...) en ne progressant en tout et pour tout que de 30 malheureux km... Seuls et lourdement equipes dans un univers hostile, sans aucune information fiable sur le terrain des operations... ma parole, c'est le Vietnam!!!

 

La joie est immense et sans retenue lorsque nous sortons de ce bourbier sans fin et que nous rejoignons la route principale. Du coup, les epreuves qui nous attendront par la suite nous paraitront bien peu de chose (du moins psychologiquement) en comparaison avec ces quelques jours d'errance ulyssienne. Les paysages qui defilent sont par ailleurs superbes, mais les embuches restent nombreuses: le jeu de cache-cache avec le PSB (nous etablissons sur la base des infos (souvent contradictoires) glannees a Lhassa et avec les quelques cyclos croises en sens inverse sur le chemin les quelques checkposts a eviter de jour tout en sachant que, comme tout en Chine, il n'y a pas de regle vraiment etablie. C'est finalement un peu comme jouer a la roulette russe sans connaitre precisemment le nombre de cartouches dans le barillet! Bref, on met au placard notre logique cartesienne et on tache d'eviter autant que possible de moisir dans les villes chinoises traversees), les cols se succedant sur des pistes defoncees, les chiens (en liberte ca va de soi...) qui nous attendent patiemment aux checkposts pendant les passages de nuit (les molosses aux trousses, c'est une poussee d'adrenaline garantie!!!), les temperatures polaires glaciales au reveil (tiens il neige dans la tente!), les precipices au fond desquels on oberve, inquiets, les carcasses des vehicules trop presses, les glissements de terrain (aie! il grele Charlotte mais pourtant le ciel est clair? mais non, c'est tout a fait normal, c'est les caillasses qui commencent a nous tomber dessus!), etc...

A present, repos bien merite! Nous nous trouvons a Shangri La (Zhongdian) au Yunnan, toujours cernes par les montagnes, qu'on a bien hate de quitter il faut bien le dire... Le confort de notre guest house basique et la nourriture nous feraient presque oublier les quelques moments difficiles vecus ces dernieres semaines, que d'ailleurs nous nous racontons avec excitation entre derniers cyclos arrives juste avant le debut de l'hiver (les derniers cols franchis sont dorenavant couverts de neige) et qui, comme nous, se reposent apres leur long periple. Chacun a sa petite anecdote et nous apprenons avec soulagement qu'il est arrive une mesaventure un peu similaire a la notre sur la fin de l'itineraire bis (route verte) que nous comptions prendre initialement... Ce couple de hollandais aura ete cependant plus intelligent que nous en decidant de faire completement demi-tour pour rejoindre l'axe principal.

Pour revenir a des notes plus gaies, et surtout pour recompenser la fidelite des commentateurs de ce blog, nous avons decide d'organiser un jeu-concours qui mobilisera j'en suis sur toute votre vivacite intellectuelle. Un total de onze questions (notees Q1 a Q11) sont disseminees a travers les nouvelles photos que vous trouverez dans Album Photos/Chine et Tibet(2). Le premier prix consiste en un paquet de friandises a la viande de Yakh (non entame!) qui vous sera livre en main propre debut 2008 par notre charmante assistante Miss Etou!!! Des lots de consolation sont egalement a l'etude... A vos claviers donc et que le meilleur gagne!!!



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Space Oddity
(publié le 17/9/2007)

3...2...1...lift off!

Apres un detour par Pekin, nous voila a present a Lhassa, capital du Tibet. De nombreux kms ont ete parcourus ces 10 derniers jours mais peu sur nos velos, ceci dit toujours en leur compagnie (bien encombrante comme vous le constaterez dans cet article...). Nous avons emprunte le transmongolien entre UB et Pekin puis la nouvelle ligne ferroviaire qui va de Pekin a Lhassa et qui traverse le plateau tibetain nord-sud entre 4000 et 5200 m d'altitude. Paysages spectaculaires et meme si parfois un poil inconfortables, on apprecie beaucoup. Cependant, avant et apres chaque trajet, nos nerfs ont ete mis a rude epreuve!

En effet, tout commence par l'enregistrement a UB de nos velos pour le trajet jusqu'a Pekin, ce qu'on nous avait chaudement recommande si on ne voulait rester plantes avec sur le quai... L'adminsitration mongole nous ayant laisse un souvenir imperissable, nous decidons de partir a la gare la veille du depart accompagnes d'un local, ce qui devrait mettre un peu d'huile dans les rouages... La demande d'enregistrement s'est finalement transformee en un jeu de piste administratif du type "Les 12 Travaux d'Asterix" version mongole! Et que je t'envoie dans le bureau B32 dans le batiment F pour recuperer le tampon que je n'obtiendrais qu'en ayant au prealable valide le formulaire HV234 qui lui-meme se trouve au sous-sol du batiment G, etc... Au sprint final, plein d'espoir, j'arrive a la derniere fonctionnaire tres tres occupee a ameliorer son score au solitaire et qui me lance un Bajo! tonitruant qui me laisse pantois. Il faut dire aussi qu'elle doit mettre un coup de tampon sur le dernier papelard et ouvrir la porte de la consigne! Oui mais seulement, c'est la pause de midi, et il me faut attendre 2 heures ou plus qu'elle aille engloutir sa soupe de mouton bouilli. Apres 3 heures passees dans les meandres de l'administration, ah non! Horreur ! Mais bon, en insistant un peu elle me dit que si on est assez gentil pour l'accompagner juste apres a l'autre bout de UB pour changer ses chaussures qui lui font si mal (la pauvre...), alors elle serait eventuellement prete a nous accorder certaines largesses... Bon, oki doki, deal (bitch)!

Bien echaudes par cette mesaventure, nous nous jurons de ne pas refaire la meme erreur pour le train nous acheminant de Pekin jusque Lhassa, l'administriation chinoise augurant d'une efficacite n'ayant rien a envier a sa comparse mongole. Et l'experience vecue pour recuper nos velos a la gare centrale de Pekin nous confortera dans cette decision. Heureusement que j'avais potasse la lecon "Se deplacer en train en Chine" de la methode Assimil en chinois, pas vraiment evidente a assimiler d'ailleurs... mais qui nous sauvera la mise a plusieurs reprises! Mais pas d'enregistrement a la gare signifie passer incognito nos velos a bord du train qui, a mon avis, n'est pas vraiment adapte pour ce genre de bagages encombrants. Autre raison pour ne pas enregistrer les velos, c'est ne pas avoir a les recuperer a Lhassa car nous nous deplacons illegalement au Tibet. Motus

Alors la, attention ca se complique donc suivez bien! Un premier permis est obligatoire pour acheter les billets de train et d'aller jusque Lhassa et s'y promener librement pour un cout allant de 50 a 100 euors (et oui ca fluctue selon certains criteres certainement tres objectifs...Perplexe). Puis, si on souhaite aller sur la route de l'est qui relie Lhassa au Yunnan, ce qui est notre cas, il est obligatoire de faire partie d'un groupe et d'etre accompagne d'un guide chinois homologue par les autorites (...) et de s'etre au prealable munis d'un tas d'autre permis ce qui signifie a chaque fois verser sa dime aux autorites chinoises. Alors, comme les agences pekinoises refusaient quand nous etions en France de nous prendre billets+permis moyennant commission sauf a nous refourguer leurs services a Lhassa dont on n'a absolument pas besoin, que cela prend au moins 7j ouvres pour obtenir sur place le premier permis (et en attendant ne pas pouvoir acheter nos billets de train couchettes qui en general ne sont pas dispos moins de 10j a l'avance), que ce foutu permis coute cher, que je decouvre en allant sur le blog Tibet du Routard que certains voyageurs ont pu obtenir des tickets de train sans presenter le permis et qu'on ne le leur a pas demande sur le chemin, et enfin parce qu'on refuse de participer a ce racket organise, on tente notre chance sans! A la gare centrale, je passerai finalement par 5 guichets avant de tomber sur une jeune employee qui ne devait pas etre trop au courant des formalites administratives et qui me laissera acheter les tickets sans me reclamer de permis. Enfin, pour les autres permis necessaires pour traverser le Tibet vers le Yunnan, on fait l'impasse car on a tout simplement pas le choix! Mais rassurez-vous, le risque est limite et surtout d'ordre pecunier (amende a negocier (qui a dit bakchich?) et eventuellemt devoir faire demi tour... pour plus d'infos cf. les liens sur notre site (lasieavelo.50webs.com) d'histoires d'autres cyclos qui ont egalement brave l'interdit et qui s'en sont plutot bien tires). Cependant, quelques precautions devront etre prises et notamment passer les principaux check posts de nuit. Oulala, je pense deja au reveil a 4h ou il faudra s'extirper du sac de couchage tout chaud...

Pour revenir au trajet Pekin-Lhassa, on cherchera de quoi emballer nos velos a Pekin pour qu'ils soient transportables de la maniere la plus discrete possible (...) et puis on croise les doigts! Au final quelques sueurs froides notamment au moment du checking des bagages a l'entree de la gare de Pekin, la montee dans le train dans un chahut incroyable (pas plus mal en fait...), l'arrivee a la gare de Lhassa ou je refourgue le velo de Charlotte a Lyu, un chinois avec qui on a sympathise, ce qui nous permet de sortir plus discretement au milieu de tous les gugus en uniformes... Innocent Mais surtout, tant mieux on ne se fait pas controler et on deguerpit rapidos dans un taxi direction Lhassa downtown.

A ce sujet, on apprend hier soir de Don, un americain avec qui on a egalement sympathise dans le train, que des controles sont effectues de maniere aleatoire mais regulierement a la sortie de la gare. D'ou egalement l'interet d'arriver le dimanche... he he!

 

 

A part ces peripeties dignes de la traversee de Paris, on en profite pour faire un peu de tourisme a Pekin et Lhassa. C'est tres sympa et je suis plutot agreablement surpris. A Pekin, ville tentaculaire ou les buildings poussent comme des champignons, j'ai en effet la surprise de decouvrir que les vieux quartiers (Hutong) n'ont pas encore ete reduits a une simple curiosite touristique et du coup on se regale en y flanant aaaa bicycleeeette! Beaucoup de bons restos aussi histoire de prendre des forces en prevision des cols tibetains. Cool Concernant Lhassa, ville meurtrie par l'occupation chinoise, agreable surprise egalement de constater que la presence militaire chinoise reste discrete et que le vieux Lhassa n'a pas encore ete betonne. (a propos je vous recommande le dessous des cartes sur Lhassa que vous pouvez trouver normalement sur www.dailymotion.com et egalement un tres bon reportage de France 3 sur l'histoire recente du Tibet (mot clef: Tibet). Malheureusement, je n'ai pas pu verifier qu'ils y etaient toujours car le site est censure par le firewall chinois (mais non, pas du tout paranoiacs...Sensuré).

Plein d'energie, nous repartons dans 2 jours en velo (tres tot!) sur la route principale vers l'est qui part de Lhassa en direction des provinces du Sichuan et du Yunnan. En perspective, une des plus belles routes a velo de notre jolie planete d'apres les rares cyclo-touristes qui s'y sont aventures. Cependant, la prochaine connection ne sera peut etre pas avant l'arrivee a Deqin, premiere ville du Yunnan que nous devrions atteindre d'ici au moins 3 bonnes semaines. En effet, nous ne souhaitons pas tenter le diable et s'attarder dans les quelques villes chinoises qui ponctuent le trajet. D'ici la, croisez les doigts pour nous!

Et sinon, de nouvelles photos dans "Album Photos/ Chine et Tibet"

On se garde sous le coude deux options pour la route Lassah-Yunnan, avec chacune ses avantages et ses inconvenients (cf. carte ci-dessous. si elle ne vous apparait pas assez lisible online vous pouvez l'enregistrer sur votre disque dur puis zoomer, la resolution de l'image etant suffisante pour observer le parcours dans le detail): 

  1. la route principale (Yunnan "Highway") en rouge (env. 1600 km jusquau Yunnan), c'est la route la plus au sud avec des fleches rouges indiquant le sens de progression. c'est celle en general utilisee par les cyclos intrepides.
  2. ou prendre (pour plus de la moitie du parcours) des voies secondaires ou on est a peu pres surs de pas etre ennuyes par les autorites chinoises mais en revanche elles sont bien moins habitees (donc eventuellement des difficultes pour le ravitaillement) et on peut compter sur des cols en sus (jusqu'a 6000m d'altitude sur pistes). Elle est reprentee sur la carte par un trace vert fleche.



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A notre sante!
(publié le 6/9/2007)

"Comme si vous n'aviez jamais..." et apres? bah vous pouvez rajouter "pris une douche", "dormi sur un lit", "ete sur internet", "pris un petit-dej", etc... enfin bref, un peu pres tout ce qui vous passe par la tete sauf pitet "mange du camembert" (zout!). Voila ce que l'on ressent depuis les dernieres 24h passees a UB, et qu'on trouve au passage beaucoup plus sympa que lors de notre derniere visite il y a 7 semaines (mais que le temps passe vite c'est fou ca!). C'est sans doute par contraste avec toutes les villes sordides que nous avons croisees sur notre route et sans doute aussi parce que les habitants sont de retour...

On est du coup retourne dans notre HLM (bien bleme) mais choye par la gentille Belegt qui prend bien soin de nous! On en profite aussi un max pour manger tout plein de bonnes choses dont on a ete prive pendant le periple (comment ca? je vous l'avais pas dit?). Et tel le teenage americain moyen debarquant a Paname qui se precipiterait aussi sec sur le premier Starbuck venu, on n'a pu s'empecher d'aller se remplir la panse dans un resto "American style" si tot debarques dans la capitale... Mais c'est ici que la comparaison s'arrete! Parce que les bons petits plats en Mongolie (ou etes-vous tartriflettes, escalopes de veau a la creme et autres lyonnaiseries...?), je peux vous dire que ca a bien ete bajo! et vive le mouton bouilli et les nouilles chinoises en veux-tu en voila!

Bon, a part ces considerations bassement alimentaires, que dire de ces 7 semaines de perigrinations en territoire mongol? D'abord, ca a ete comme prevu un clash incroyable sur le plan culturel. Grace au deplacement en velo, on a eu la chance de pouvoir depasser les cliches rechauffes qu'on sert d'ordinaire au touriste lambda et entre-apercevoir la culture et le mode de vie du pays sans le reduire a son folklore. On a en particulier apprecie la population qui nous apparait dans son ensemble affable, genereuse, honnete et pour ainsi dire jamais agressive. Et ouais, rien que ca! A cela, on peut ajouter la forte solidarite au niveau familial, avec les seniors non pas directement internes dans des hospices des qu'ils ont passe l'age mais qui continuent a y tenir un role important. Revers de la medaille, pas ou peu d'intimite, un machisme tres present hors UB et un alcoolisme endemique chez les hommes "en age de travailler" (ah tous ces bons souvenirs des gugus imbibes d'alcool qui deboulent cahin-caha sur leurs motos s'ecraser sur nos velos alors que 5 min avant ils nous regardaient l'air hebete devant leur yourte tandis que leurs molosses foncaient droit sur nous!!! et apres s'etre pas excuses ils nous demandent s'ils peuvent essayer les velos, je reve! Perplexe). Sinon, pour les paysages, comme vous avez pu vous en rendre compte, du vrai bonheur qu'on a pu consommer egoistement et sans moderation! Sourire

Enfin, on peut faire un rapide bilan chiffre qui donne en gros 2000 kms parcourus (dont 1800 sur le velo...et attention pas des kms genre ceux du "lapin du Mille Bornes" mais des vrais qu'on en a pour son argent! des bien pourris aussi sur des chemins de terre ou, n'en deplaise a Paulette, on poserait volontiers les deux pieds par terre!) Et puis, un peu a la maniere du petit Poucet, on en a aussi profite pour disseminer sur le chemin des tas de trucs heteroclytes du genre rayons a la pelle, maillons de chaines, des fringues, et pis aussi quelques kilos tant qu'a faire Moqueur...

J-2 avant le depart pour l'"ami" chinois (en fait, les mongols peuvent pas encaisser leur voisin, avec dans l'inconscient collectif la trouille d'une sorte d'"(H)An-schluss" qui devrait leur tomber sur le coin du nez si tot le pb taiwanais regle...) samedi matin avec la traversee du Gobi nord-sud au programme. On pourra du coup contempler peinard sur nos couchettes 2C les jolis paysages tout en faisant les malins devant les badots a qui on racontera d'un air non-chalant nos prouesses. "oh, you're kidding me, we just had so much fun there!" eh eh eh! Cool

Rapidement avant d'aller diner ya plein de nouvelles photos dans l'Album (Mongolie (5)) et bravo pour tous vos commentaires! on est plie! Mort de rire

 



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where is my mind?
(publié le 29/8/2007)

Cheres familles, chers amis et autres visiteurs (du mercredi...), tout va bien!!!

 

suite de l'article ci-apres (pb mise en page...)



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where is my mind? (suite)
(publié le 29/8/2007)

Finalement, comme c'etait au menu et pis un peu sur la route, on a choisi le Gobi en dessert de notre aventure mongole.

Pas de panque, on reste bien dans le theme favori du periple a savoir du contraste, du contraste et encore du contraste! On enchaine l'enfer sur les pistes sableuses avec de moments de pur bonheur, des paysages a vous couper le souffle avec des bleds desoeuvres, un attchement profond a ce pays et ses habitants et plus rarement des gros ras-le-bol ou on ne peut plus se les encadrer! De quoi finir schizophrene hein? Alors peut-etre qu'en regardant les (superbes) photos du Gobi, celles-ci vous evoquerons vaguement les doux paysages de la Beauce ou dy Larzac. Alors, en effet on a la surprise de debarquer apres les montagnes de l'Arkhangai dans un Gobi verdoyant car les pluies gaciales qui nous avaient acceuilli dans la montagne ont egalement arrose le Gobi, et ceci pour le plus grand bonheur des nomades. Et bien qu'il paraisse bien moins redoutable qu'un Sahara couvert de dunes de sable ou les etendues salees de l'Atacama,  ne vous y trompez pas, le Gobi est un peu le joli yack deguise en fleur! Au coin de la steppe, il vous attend tapi et sans crier gare, bim, vous tombez dans ses griffes asseres, telle une pitite souris du desert dans les pattes du faucon (et on s'y connait maintenant! ;))

Tout inocemment, nous avons cru sur les premiers kms que apres tant de difficultes, c'est assez paradoxalement (mais bien merite) le Gobi qui serait notre sinecure. La route est dure, le vent souffle dans le dos et les temperatures sont clementes (est on encore en Mongolie?). Mais ca, c'est le premier jour... l'appat! Ensuite, c'est sable, toles ondulees sous les roues, maudits nsectes qui nous vampirisent, et companie! Mais (parce que il y a un gros mais), a la clef le silence, la plenitude des lieux, les jolies dunes recouvertes de tapis de fleurs, les bons petits plaisirs superflus depuis longtemps ranges au fond du placard des souvenirs, etc.. qui sont la recompense inesperee de nos efforts.

Sinon, cote pratique, on est a Mandalgov, capital de la region de Dundgov, qui signifie litteralement "centre du desert" et qui porte bien son nom... Encore 300km plein nord avant de rentrer sur UB, dont l'arrivee est prevue le 5 septembre (ca me fait penser que ca doit sentir bon la rentree scolaire back home, he he he!). On prend l'itineraire bis qui nous fait faire un leger detour mais nous permet d'avoir chaque village-etape village espace de moins de 100km, donc 2jours d'autonomie et donc minimiser l'eau a transporter (regle d'or: ne compter que sur ce qu'on embarque car les jolis puits indiques sur la carte s'avere regulirement a sec ou inutilisables....). En contrepartie, pistes (lorqu'il y en a!) bien moins bonnes et es bornes en sus.

A bientot, si tot retrouve mes esprits... :)



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Jeu de l'Oie
(publié le 19/8/2007)

Alleluia! Nous sommes depuis hier a bayanhonghor, nouvelle ville sordide, sale et chaotique au sud du massif de l'Arkhangai, tout ca sans passer par le redoutable "retour a la case depart"!

 

Et Dieu sait s'il s'en est fallu de peu pour qu'on y tombe les deux roues jointes! Pour resumer, depart deux semaines plus tot de Tstetserleg que nous etions bien content de quitter. Rapidement le premier col a la sortie de la ville nous rappelle bien que nous roulons a present dans une zone montagneuse. Premier objectif: atteindre le Tsagan Nur ou Lac Blanc (200km a l'ouest). La route est frequentee par pas mal de touristes et le traffic de 4x4 et autres camions-epaves russes vomissant de la laine de mouton, est (trop) important: jusqu'a une voiture par minute! Mais surtout on remarque que la sympathie temoignee au debut par les gens rencontres sur notre passage se transforme en simple curiosite (avec pour tout dire pas mal d'incredulite aussi!). Apres avoir profite des jolis panoramas, on est pas mecontent de bifurquer au sud et de se retrouver a nouveau dans la pampa. Mais, conditions de route tres diificiles obligent, les ennuis techniques se succedent a une cadence impressionnante (a ce sujet vive les "Dedes rois de la bricole" locaux sur qui on a pu compter...).

 

Et comme un malheur n'arrive jamais seul, de legers soucis de sante nous contraignent a ralentir notre progression dans la montagne. En revanche, on apprecie de retrouver le contact chaleureux avec la population qui a chaque moment critique est la pour nous epauler. C'est d'ailleurs l'occasion de gouter les rares specialites culinaires locales appreciables comme la gentille marmotte rotie (si si, comme celle qui plie le chocolat Milka!), le succulent Tarag (fromage blanc acidule) dont je suis devenu accroc ou (une seule fois) les bonnes galettes fourrees au byslag (fromage frais) type empanadas que deux ados nous ont approtees un soir ou nous bivouaquions non loin de leur yourte. Et oui, car c'est quasi systematique, nous avons chaque soir droit a la visite d'un des habitants des parages qui nous a repere (pas facile de passer inapercus dans la steppe avec nos beaux velos rouges!) et qui vient nous rendre visite a pied, a cheval ou en moto.

Finalement, apres plus de 200kms a travers la montagne et encore a plus de 100km de Bayanghor, une chaussette kamikaez, qui sechait l'air de rien sur le porte bagages arriere de Charlotte, decide de se faire hara kiri sur son derailleur qui, du meme coup, se bloque et une des pieces fragilisee de fend en deux. Aie! Que faire? Car meme si on peut encore avancer, 100km de montagne auront raison de la piece, c'est sur! C'etait sans compter sur notre bonne etoile qui n'a pas l'air de vouloir nous quitter! Elle envoie sur notre chemin un syrien chasseur de faucons pour le compte de la famille royale kowetienne (c'est pas improbable ca dans ce no-man's land!?). Et devinez ou il se rend l'ami syrien? Eh bingo, a Bayanhonghor! ou on compte bien trouver une piece de rechange. Il nousp propose de nous emmener et bien que nous ayons un peu le sentiment de monter a bord de la voiture balaie (sic), nous acceptons. et c'est parti pour plusieurs heures de 4x4 en sa compagnie et celle de son beauf mongol pour denicher les plus beaux faucons, franchir les rivieres qu'on aurait bien eu du mal a traverser avec nos velos non-amphibies! et surtout pour partager un bon moment avec des gens au top!

Et sinon, qui a peur du grand mechant loup? Bah NOUS! Je peux vous dire que les rares soirs ou nous etions isoles dans la montagne, nous ne dormions que d'un oeuil, l'appareil ultra-sons et le canif (bien inefficace si une meute nous avait choisis pour souper!) a porter de main.

A part ca, encore merci pour ces avalanches de commentaires et autres nombreux soutiens par mail qu'on se fait une joie de decouvrir a chaque nouvelle (rare) connexion. D'ailleurs, un nouveau dossier avec plein de photos (et les pitites histoires qui vont avec) est dispo dans "Album Photos" (Mongolie (3)). Elles ont ete uploadees au prix de plusieurs heures de connexion (je vous jure!) alors j'espere que vous apprecierez! Clin d'oeil

A +!



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step(pe) by step(pe)
(publié le 4/8/2007)

ouh baby! j'en profite d'etre dans une des principales villes mongoles, Tsetserleg (un peu le Grenoble local en plus petit et plus delabre) avec un debit superieur a 50o/sec pour charger de nouvelles photos (Album Photos / Mongolie(2)) et pour donner quelques news au passage.

Alors, d'abord une petite anecdote a propos de baby. Hier en arrivant a Tsetserleg, on est tout content de trouver un hotel avec une chambre dispo et meme de l'eau, mais bon a partir de 18h... Parce qu'il faut bien dire que, autant les mongols sont dans la majorite tres sympathiques et les paysages hyper beaux, hors UB, a peu pres rien ne fonctionne correctement. Alors, une expression a laquelle on s'est depuis notre depart habitue, c'est "BAJO!" (a prononcer a l'espagnol), qui veut tout aussi bien dire: "ya pas!", "c'est pas possible", "ah ben mon pauvre tu peux toujours te brosser!" etc... C'est jete en secouant la tete de maniere frenetique, limite compulsif... enfin bref, t'es prie de passer ton chemin rapidement! Alors, oui, apres cette digression, on occupe la chambre avec nos sacoches boueuses puis on va se descendre dans le bistrot d'a cote une bonne bovgio, la binouse locale. et la, entre deux tubes mongols a la radio, qesqonenten? "Donne moi ton coeur baby, ton corps baby..."!!! ah, qui a dit qu'on avait du mal a exporter nos artistes de talent? hum.

Apres cette news tres-tres interessante, un update sur notre itineraire. Nous avons parcouru pres de 500km en 12 jours, soit en moyenne un peu plus de 40km par jour mais avec des bonnes differences entre chaque jour: d'abord il y a eu 3 jours de repos (une cheville foulee sur ces #$%&$ d'escaliers mongols qui m'immobile dans un motel avec une ambiance a cheval entre Bagdad Cafe et Les Miserables Mécontent, un jour de vrai repos (on en pouvait plus) et puis un pour nettoyer et choyer nos velos qui souffrent muy! (ca c'etait aujourd'hui)), et puis 110 km un jour ou on avait la patate, un temps nickel et meme de la route bitumee! et puis aussi 30km dans le sable ou pendant qu'on pousse nos engins de 40kg, on est content d'ignorer que les kms qui suivent sont aussi ensables!). Nous avons egalement modifie notre parcours pour diminuer significativement la traversee du Gobi pour plusieurs raisons: 1-l'avant gout en debut de parcours de soleil ecrasant et piste sableuse, 2-une annee particulierement seche en Mongolie avec donc peu de chance de trouver des puits avec de l'eau, 3(et non des moindres)-les locaux qui nous supplient de ne pas y aller!). donc, on va etre raisonnable et rester au nord pour reprendre le trans-mongoline non pas a Saynchan comme prevu intiialement mais a UB. On reprend la route demain et nous eloignons rapidement des sentiers battus, donc pas de news avant au moins une semaine je le crains. On va longer le massif de l'Arkhangai un moment vers l'ouest puis bifurquer plein sud a travers ces memes montagnes, bon entrainement pour les yoyos tibetains a venir! De nombreuses rivieres et lacs en perspective, ce qui permettra de se ravitailler facilement en eau, de pecher?, de sauter dedans quand il fait trop chaud et puis accessoirement se laver Oups !

Sinon, pour repondre a vos questions oh (deja) fideles commentateurs du blog (un grand merci au passage!), oui il est possible de faire du golf en Mongolie (vu a la TV!), en effet les enfants tres-tres mechants meriteraient parfois un appareil adequat pour les eloigner quand ils commencent a triturer tout ce qui est possible sur nos velos, et enfin pour remplacer les vis suicidaires bah, BAJO!!! ou vive les tendeurs embarques en France, la vis doublon trouve quelque part sur le velo et aujourd'hui j'ai meme reussi a trouver au marche un vendeur de vis d'occasions qui devraient bien faire l'affaire (et hop, dans la po-poche!) Et sinon, les fesses ont un peu souffert mais bon, comme tout le reste, et pis c'est tout!



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one step(pe) beyond!!!!
(publié le 1/8/2007)

Alors, on aurait beaucoup de choses a raconter sur ces huit derniers jours mais il faut faire vite avant que la connexion internet ne s'interrompe a nouveau. Comme a UB, notre debut de route est marque par un contraste saisissant: le climat, l'humeur, les paysages, les gens, etc... Mais en Mongolie, il y a UB et le reste. Le reste, c'est alternativement des yourtes sympas au milieu de superbes paysages et de temps en temps des bleds delabres et desesperants a l'architecture sovietique ou les gens hesitent entre picoler la vodka local a 1,2 euros et zoner chez eux devant un sitcom chinois.

Nous sommes finalement partis mardi d'UB, ce qui nous a permi de finir de regler deux trois bricoles et d'en profiter pour se rendre au "memorial" d'UB celebrant l'amitie entre les deux peuples socialistes mongol et russe (cf. extrait des fresques ci-dessous). Apparemment, les mongols n'ont pas vraiment l'air rancunier quand on connait la maniere dont le petit pere des peuples a purge le pays dans les annees 30 (allez hop les moines, au goulag! ca vous apprendra a souhaiter le bonheur des hommes!). D'ailleurs, les relations qu'entretiennent les mongols avec leurs voisins russes sont assez interessantes car jusqu'a dans la moindre petite yourte, lorsqu'on pose la question (merci le phrase book du lonely!): "aimez vous les russes?", reponse affirmative systematique alors que pour les chinois, reponse negative tout aussi systematique accompagnee d'une bonne expression de degout! en fait, la presence sovietique leur a notamment permis d'assurer une securite alimentaire (important pour un pays ou regne un climat extreme et dans lequel le quart du cheptel peut disparaitre apres un hiver rude) maintenir un systematique educatif plutot performant (tous les gens que nous avons croises savaient lire), envoyer un mongol dans l'espace, etc... D'ailleurs, Belegt, notre hote a UB, est partie etudier dans les annees 80s sept annees a St Petersbourg tous frais payes par l'URSS, une chance qui etait offerte aux meilleurs lyceens mongols.

Pour revenir au velo, on part donc mardi d'UB et apres qques kms de route bitumee, c'est de la piste qui commence a defiler sous nos roues. Nous parcourons alors environ 160km de pistes en 4 jours pendant lesquels alternent des moments vraiment difficiles (vis qui supporte tout le systeme porte-bagages qui commet un attentat suicide ou galere dans le sable sur 30km a pousser nos velos sous un soleil de plomb) mais surtout des moments vraiment magiques. C'est un peu le prix que nous payons pour avoir le privilege d'acceder a des rencontres et des paysages bien loin des circuits touristiques.

 

En general, nos velos suscitent la sympathie. Nous sommes regulirement accueillis dans les yourtes pour boire un the au lait accompagne de qques gateaux. Nous nous en approchons lorsque nous cherchons un puit pour remplir nos vaches a eau. C'est d'abord les chiens qui nous acceuillent en se lancant vers nos velos avec un air pas franchement amicale (merci l'appareil ultra-sons!). Ensuite, ce sont les habitants qui sortent de la yourte, beaucoup plus sympathiques aue leurs chiens, et qui insistent pour que nous restions dejeuner ou diner selon. On nous offre alors la traditionnelle soupe mouton (gras) / nouilles suivi du delicieux tarag, sorte de faisselle un peu acide. La converasation se limite bien souvent a des choses assez basiques mais c'est surtout avec les enfants que nous communiquons le plus et qui un a un ont droit a un tour sur le grand velo rouge! L'acceuil se veut genereux et sans faux semblants, ce qui nous met a l'aise assez rapidement. Nous avons deja epuise les cadeaux ramenes de France et ceux achetes sur UB. Nous comptons alors sur notre prochain passage par une grande ville pour faire le plein.

A ce sujet, je vais abreger car la connexion dans le trou dans lequel nous nous trouvons est aleatoire et franchement mauvaise. J'ai cependant uploade quelques photos que vous pouvez trouver dans le dossier Mes Photos/Mongolie

A bientot!

 



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top depart!
(publié le 22/7/2007)

Notre sejour dans cette delcieuse ville d'UB prend fin demain matin. On est a vrai dire pas mecontents de partir tater du bitume (enfin surtout de la piste!). Alors, que dire de UB avec le peu qu'on a pu en voir. Beaucoup de contraste ca s'est sur avec, j'en parlais dans l'article precedent, des 4*4 rutilants (conduits par des mongols), des immeubles en construction a la pelle (chinoise) et une jeunesse doreee le portable scotche a l'oreille, qu'on retrouve notamment dans le "magasin d'Etat" qui n'a en fait pas grand chose a envier a notre Printemps. Mais aussi, les gamins pieds nus qui vendent leurs mouchoirs en papier au coin de la rue, les mutiles qui mendient, les trotoirs et batiments delabres.. qui nous rappellent la misere qui persiste malgre le boom apparent. On croise aussi de temps a autre des vieux (les seuls) en costume traditionnel, un peu agares dans cette ville en pleine mutation. Mais tout compte fait, on s'y est plutot bien sentis, les gens etant dans l'ensemble sympathiques, honnetes et plein d'humour. Par exemple les taxis n'ont pour la plupart pas de compteur mais nous payons systematiquement le tarif local, sauf une fois ou en rentrant la nuit le taxi-man nous a demande 5 fois le prix normal, mais en eclatant de rire (bonjour la credibilite Mort de rire) du coup on lui a file le cinquieme et il est parti toujours en se marrant... Ah, on est aussi alle faire nos dernieres empletes au "black market" de UB ou les guides vous mettent en garde contre les risques de vol et que c'est muy dangereux tout ca... Au final, on s'y sentait aussi a l'aise que si on etait alle acheter des fraises rue Montorgueil...

Donc comme indique dans le titre, demain, depart prevu vers l'ouest d'UB en debut de matinee directement en velo plutot que de devoir prendre un bus qui certe nous eloignait de UB mais ca voulait dire attendre et attendre qu'il se remplisse, qu'il finisse d'etre repare, etc... (ce qui ont deja eu le plaisir d'emprunter des taxis-brousse comprendront...). On a toujours en tete de faire un bout de Gobi mais on ne s'interdit rien, et surtout pas de faire demi-tour si ca sent le roussi... En tout cas, tout est fin pret: les provisions (essentiellement nouilles chinoises, fruits secs et sardines), l'obtention des differents sesames administratifs (extension du Visa, confirmation aupres des autorites que nous quiterons bien le territoir avant 2 mois, le billet pour quitter la Mongolie vers Beijing le 8 septembre, etc...) et pis surtout notre GPS sur lequel on va bien compter!

alors, des que possible des nouvelles de notre premier trajet sur les velos (j'espere d'ici une semaine/10j). d'ici la, des becots et avant de vous quitter une citation du Dalai Lama que vous pourrez mediter devant votre ordinateur (elle etait anotee sur le guide glane pendant la visite du superbe monastere Gandantegchenling - hyper simple a pronconer - cet apres midi ): "For as long as space endures, and for as long as sentient beings remain, until then may I too abide, to dispel the misery of the world"

 



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Ouf!!!
(publié le 20/7/2007)

Sain Bainoo! Assis l'esprit tranquille dans un cyber d'Ulan Baatar (UB), on savoure les premiers moments de repos apres 24h durant lesquelles on a eu de bonnes sueurs froides!

D'abord, un peu le rush en RER le matin pour prendre l'avion a Roissy. C'est pas tellement dans le RER ou il n'y avait pas vraiment foule a 6h du mat mais plutot a l'arrivee a Roissy que tout se complique. Arrive au T2, on prend le bon ascenceur pour handicapes et ensuite devant les tourniquets, bah on sonne, puis on attend jusqu'a etre bien sur que personne n'arriverait... et finalement on decroche toutes les sacoches pour pouvoir tout passer au dessus des tourniquets (au passage un bon point a la SNCF pour l'accessibilite aux handicapes!) Ensuite, bonne galere pour embaler les velos pour se rendre compte que Air France met a la disposition des cyclo-passsagers des cartons velos pas franchement a titre gracieux... Bon, on enregistre, on court et hop dans l'avion pour Moscou... stop donc a Moscou pour quelques heure, ce qui me paraissait amplement suffisant pour transiter sur le vol en direction de UB. C'etait bien sur sans compter sur l'efficacite de l'administration soviet... euh  russe! Apres avoir fait une queue sans fin au "bureau de transit" Perplexe on apprend que nos velos et toutes les sacoches n'ont en fait pas transites, qu'ils sont a l'exterieur de la zone de transit et comme on a pas de visa, bah difficile de les recup physiquement... et la, le pitit bonhomme zele derriere son bureau nous dit, bon comme je suis muy sympa, je vais passer un coup de fil et vos affaires arrivent sur UB en meme temps que vous. Et comme garantie, bah pas de recipice  mais un sincere 'I give you my word!', arrrggghhhh.... Horreur !

Resultats des courses: a l'arrivee a UB, rin! sauf nous deux... et la, Adieu veau, vache et cochon mongols.. et on commence a reflechir a un plan B... Triste

mais c'etait aussi sans compter sur la charmante Belekt qui vient nous chercher a l'aeroport et qui nous propose d'attendre le vol suivant d'une autre compagnie en provenance de Moscou et la... bingo!!!! on retrouve nos velos et tout!!! youpi tralala, j'embrasse du coup Belekt et pis tiens aussi le fonctionnaire qui gere les plaintes a l'aeroport! Sourire

Sinon, rapidement (parce que ca devient pitet bien long), on est bien loges a UB dans une guest house au 4eme etage d'un HLM (putain ce qu'il est bleme...). Et oui, Ulan Baataar, c'est bien tout moche. Une ville a l'architecture sovietique sauce mongole dans laquelle les gros SUV commencent a pulluler... On va tout de meme rester 2-3 jours pour visiter les 2-3 musees construits par les russes et les 2-3 monasteres qu'ils n'ont pas detruit.

 

 

 

 

 



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Les préparatifs (suite)
(publié le 13/6/2007)

Dans l'article précédent j'évoquais les préparatifs d'ordre matériel. Mais au-delà de ça, un aspect qui me semble fondamental avant d'entreprendre ce voyage est de se préparer sur le plan culturel. Alors, qu'est ce à dire? Ce que nous recherchons avant tout, c'est l'enrichissement personnel au contact d'autrui et d'autres cultures. Or, le préalable indispensable me semble t'il, c'est de pouvoir communiquer! Ainsi, dans l'espace de temps réduit qu'il reste avant le départ, l'objectif est de se familiariser avec la langue chinoise et mongole, ce qui en quelques semaines se réduit à l'acquisition des rudiments du langage. Moqueur 

En parallèle, nous glanons toute sorte d'information culturelle relative aux régions traversées, portant sur les traditions, les modes de vie, l’histoire, les religions, les enjeux (géo)politiques, etc... de manière à arriver "préparés" en tachant tout de même de rester le plus ouvert possible... En effet, c'est je crois la condition indispensable pour comprendre les réactions des gens, leurs vies au quotidien, l'organisation des sociétés rencontrées, etc... Pourquoi les mongols, peuple de nomades, se concentrent de plus en plus dans la capitale (à l'instar de nombreux autres peuples mais apparemment pour des raisons qui leurs sont propres)? Que représente le nouveau train reliant Beijing à Lassah ? un réel progrès ou bien une manière d'entériner l'occupation chinoise de la région "autonome" du Tibet (bon là, je penche quand même bien pour la deuxième option Perplexe)? Quel est l'état actuel de cette occupation? Comment les tibétains cohabitent avec la récente sinisation (visiblement pas vraiment par l'élite chinoise...) de la région? La région du Yunnan a-t-elle su rester préservée de l'industrialisation à marche forcée de la Chine et conserver son riche patrimoine naturel et culturel? Le Laos et le Cambodge, deux pays enfin en paix? Quelle est l'influence du grand voisin chinois au Laos? On parle beaucoup du réveil du Cambodge, un leurre? etc...

Nous nous plaçons à une échelle de temps et d'espace volontairement restreinte pour observer ces pays et leurs habitants (d'où le choix du vélo comme mode de transport!), avec qui, j'espère, nous pourrons échanger au maximum. Et oui, notre projet, ce n'est pas "Péking Express" comme on peut l'entendre parfois autour de nous mais plutôt, si on devait rester sur une comparaison d'ordre télévisuel, une sorte de "J'irai dormir chez vous" prolongée! Clin d'oeil



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Les préparatifs
(publié le 29/5/2007)

Bon nous y voilà enfin! Nous avons les vélos, les billets (enfin l'aller simple Paris-Ulan Baator!), un joli site internet: http://lasieavelo.50webs.com/index.html, les vaccins nécessaires pour le périple (Encéphalite Japonaise, vaccin antirabique pour les plus exotiques plus tous les "classiques"...) et on règle les derniers préparatifs (qui sont nombreux!). Encore 1 mois et demi et c'est parti!!!

 



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